Démocratie Athénienne

(Il serait sans doute intéressant de s’en inspirer)

La démocratie athénienne désigne le régime politique mis en place progressivement dans la cité d’Athènes durant l’Antiquité et réputé pour être l’ancêtre des démocraties modernes. Le mot démocratie vient de deux mots grecs : dêmos (le peuple) et kratos (le pouvoir).

Genèse de la démocratie

La naissance de la démocratie peut être considérée par rapport à un horizon politique au sens large du terme qui va rendre cette réforme possible et nécessaire, une crise politique et sociale totale, la stasis. Les citoyens qui régissent leurs affaires sont amenés à réfléchir au meilleur système politique, à la meilleure politeia, c’est-à-dire la meilleure façon de s’organiser pour surmonter cette crise multiple.

Les origines de la démocratie athénienne : la crise de la cité grecque

La démocratie trouve son origine dans la grave crise de la cité grecque et les mutations propres à Athènes. Au vie siècle av. J.-C., les cités du monde grec sont confrontées à une grave crise politique, résultant de deux phénomènes concomitants : d’une part l’esclavage pour dettes, liant situation politique et situation financière, touche un nombre grandissant de paysans non propriétaires terriens : l’inégalité politique et le mécontentement sont forts dans le milieu rural ; d’autre part le développement de la monnaie et des échanges commerciaux fait émerger une nouvelle classe sociale urbaine aisée, composée des artisans et armateurs, qui revendique la fin du monopole des nobles sur la sphère politique.

Pour répondre à cette double crise, de nombreuses cités modifient radicalement leur organisation politique. À Athènes un ensemble de réformes amorce un processus débouchant au ve siècle sur l’apparition d’un régime politique inédit : une sorte de démocratie pour les hommes libres mais avec la continuation de l’esclavage.

Les réformes politiques

La démocratie athénienne ne naît pas d’insurrections populaires mais de l’engagement de politiciens pour assurer l’unité de la cité. Voici les quatre principales réformes que l’on distingue, ainsi que leurs instigateurs :

– Réformes de Dracon : Dracon est mandaté, en 621-620 avant J.-C., pour mettre par écrit des lois ; on ne connaît bien que sa législation sur les meurtres : désormais, tout meurtrier est soustrait à la vengeance des clans et un véritable procès se déroule devant l’Aréopage ou devant les tribunaux des Éphètes. La sévérité des peines prévues devait rester légendaire, et l’adjectif draconien est devenu synonyme d’implacable. Mesure limitée qui, cependant, affirme pour la première fois l’autorité de l’État au-dessus des parentés dans le domaine de la justice, instaure un droit commun pour tous et, par là même, porte atteinte à l’arbitraire des aristocrates.

– Réformes de Solon : Athènes est en pleine crise politique et sociale lorsque les adversaires se mettent d’accord pour choisir Solon comme arbitre. Archonte de -594 à -593, législateur, auteur d’un code de lois, il aurait effacé les dettes, interdit l’esclavage pour dettes et défait les lois draconiennes. Il a surtout effectué des réformes constitutionnelles qui lui valurent la réputation d’être le père de la démocratie. Le système qu’il a proposé est un peu différent de la ploutocratie.

– Réformes de Clisthène et poussée politique des thètes : À travers sa réforme de -508, Clisthène, membre d’une des plus grandes familles d’Athènes, les Alcméonides, concéda au peuple la participation non seulement aux décisions politiques mais aussi aux fonctions politiques en échange de son soutien. Cette réforme repose sur la réorganisation de l’espace civique. Les anciennes structures politiques fondées sur la richesse et les groupes familiaux furent remplacées par un système de répartition territoriale. Un citoyen athénien ne se définit désormais plus que par son appartenance à un dème, circonscription administrative de base de la vie civique ; chaque citoyen athénien doit être admis dans son dème lors de ses dix-huit ans. La réforme ne retint pas le vote comme mode principal de désignation des responsables politiques, lui préférant des tirages au sort (pour la désignation des bouleutes et des héliastes) et un système d’alternance régulière pour les prytanes, ce qui fait, pour partie, de la démocratie athénienne une stochocratie.

– Réformes de Périclès : Vers le milieu du ve siècle av. J.-C., en 451 av. J.-C. Périclès mit en place une indemnité journalière de présence au sein de l’Héliée et de la Boulê, ainsi qu’aux spectacles des Panathénées : c’est le misthos (« salaire ») destiné à faire participer les citoyens les plus pauvres et résidant le plus loin de la ville9. Elle leur permettait de chômer un jour pour assurer leurs fonctions civiques et politiques. Le montant de cette indemnité ou misthos passa de deux à trois oboles par jour sous Cléon, soit l’équivalent du faible salaire d’un ouvrier. Cette mesure renforça le caractère démocratique du régime athénien. Cependant, Périclès se distingua plus par ses actions militaires et diplomatiques et par les grands chantiers qu’il entreprit que par sa rénovation des institutions politiques. En -451, Périclès fit adopter un décret qui imposa, pour devenir citoyen, d’être né de l’union légitime d’un père citoyen et d’une mère, fille de citoyen.

Les institutions politiques

Les institutions constitutives de la démocratie athénienne nous sont connues essentiellement grâce à la découverte inopinée, à la fin du xixe siècle d’une Constitution des Athéniens attribuée à Aristote, et à ses disciples du Lycée, et rédigée aux environs de -330. Bien que la démocratie athénienne n’eût jamais de constitution écrite officielle, les rôles de ses institutions n’en demeurent pas moins clairement connus et distincts les uns des autres. Leurs évolutions font donc l’objet de subtiles luttes politiques.

SOURCE & + d’infos @ http://fr.wikipedia.org/wiki/Démocratie_athénienne

%d blogueurs aiment cette page :